Nous avons rencontré le Dr. Marguerite Lachaise, historienne du cinéma et spécialiste reconnue du regard féminin dans le cinéma français. Basée à Lyon, où elle enseigne depuis 18 ans, elle a consacré ses recherches à la représentation du mariage et du couple par les réalisatrices, explorant les études de genre à travers l’objectif de la caméra. Dans cet entretien, Camille Verdier l’interroge sur la singularité de cette perspective, des pionnières comme Agnès Varda aux voix contemporaines telles que Céline Sciamma, pour décrypter ce que les femmes cinéastes nous disent de l’institution conjugale.


Un regard singulier sur l’institution conjugale

Camille Verdier : Dr. Lachaise, pour commencer, qu’est-ce qui distingue fondamentalement le regard des réalisatrices françaises sur le mariage de celui de leurs homologues masculins ?

Dr. Marguerite Lachaise : Ce qui est fascinant, c’est que, dès les débuts du cinéma d’auteur féminin en France, une différence notable s’est manifestée. Les réalisatrices ont souvent abordé le mariage non pas comme un aboutissement romantique ou un cadre social immuable, mais plutôt comme une institution complexe, un lieu de pouvoir, de contraintes et, parfois, de désillusions profondes. Si l’on regarde le plan de plus près, là où les hommes tendaient à idéaliser l’union ou à en faire le théâtre de drames conjugaux spectaculaires, les femmes se sont penchées sur l’intime, le quotidien, les non-dits, les micro-agressions et les sacrifices souvent invisibles de la femme au sein du couple. Elles ont exploré la charge mentale, la perte d’identité, les attentes sociales pesant sur l’épouse et la mère. Par exemple, des films comme La Fiancée du pirate (1969) de Nelly Kaplan ou même les œuvres plus tardives de Claire Denis, bien que moins directement axées sur le mariage, questionnent la liberté féminine face aux conventions. C’est un prisme souvent plus critique, plus sociologique et psychologique, qui met en lumière les inégalités structurelles et les aspirations individuelles qui se heurtent à la réalité conjugale. Le mariage devient alors un révélateur des tensions de genre, plutôt qu’une simple toile de fond. Pour comprendre l’ensemble des perspectives sur ce sujet, notre panorama du mariage au cinéma français offre une vue d’ensemble précieuse.


Camille Verdier : Vous parlez de l’évolution de ce regard. Selon vous, comment a-t-il évolué depuis les années 60-70 jusqu’à nos jours, notamment avec l’émergence des mouvements féministes ?

Dr. Marguerite Lachaise : Il faut nuancer, car l’évolution est loin d’être linéaire, mais elle est indéniablement marquée par les avancées sociales et les questionnements féministes. Dans les années 60 et 70, avec la Nouvelle Vague et ses marges, des figures comme Agnès Varda ont posé les premières pierres d’une critique radicale. Le mariage y est souvent dépeint comme une prison dorée, une aliénation. Pensez à Le Bonheur (1965) de Varda, qui, sous ses couleurs éclatantes, révèle une violence patriarcale insidieuse. Dans les années 80 et 90, on observe une exploration plus frontale des désirs féminins et des rapports de pouvoir sexuels au sein du mariage, avec des réalisatrices comme Catherine Breillat ou Anne Fontaine. Le corps féminin et sa subjectivité deviennent des enjeux centraux, déconstruisant l’image passive de l’épouse. Et plus récemment, avec la génération post-MeToo, le regard s’est encore affiné. Des cinéastes comme Céline Sciamma ou Rebecca Zlotowski interrogent non seulement les contraintes du mariage, mais aussi la possibilité d’amours alternatives, de sororités, ou la quête d’une autonomie émotionnelle et sexuelle hors des cadres établis. Le mariage n’est plus seulement une institution à critiquer, mais un concept à redéfinir, ou à dépasser, pour laisser place à des formes de relations plus libres et égalitaires.


Camille Verdier : Quels sont les thèmes récurrents ou les motifs visuels que l’on retrouve spécifiquement dans ces films réalisés par des femmes sur le mariage ?

Dr. Marguerite Lachaise : Si l’on regarde le plan de plus près, plusieurs motifs visuels et thématiques émergent avec une constance frappante. Premièrement, le motif de l’enfermement ou de l’espace contraint est très présent. La maison conjugale, loin d’être un havre de paix, devient souvent le lieu d’une asphyxie progressive pour l’héroïne. Les plans serrés, les cadres restrictifs, les miroirs qui renvoient une image fragmentée de soi, tout cela contribue à exprimer cette sensation. Deuxièmement, la question du corps et de la sexualité est abordée avec une rare franchise. Les réalisatrices n’hésitent pas à montrer la sexualité féminine non pas comme un objet de désir masculin, mais comme une expérience subjective, parfois frustrante, parfois libératrice. Les scènes intimes sont souvent filmées avec une attention particulière aux sensations et aux émotions de la femme, plutôt qu’à la performance. Troisièmement, la solitude de la femme mariée est un thème récurrent. Même entourées, ces figures féminines sont souvent isolées dans leur ressenti, leurs aspirations, leurs non-dits. Les scènes de rêverie, de contemplation, ou de dialogue intérieur sont fréquentes, soulignant cette intériorité riche mais souvent incomprise. Enfin, la subversion, qu’elle soit ouverte ou latente, est un moteur narratif puissant. Qu’il s’agisse de petites rébellions du quotidien, de l’évasion par l’imaginaire, ou de ruptures plus radicales, ces films explorent la capacité des femmes à reprendre le contrôle de leur destin face à une institution qui les aliène.


Agnès Varda et la lucidité radicale du Bonheur

Camille Verdier : Abordons Agnès Varda, pionnière s’il en est. Son film Le Bonheur, en 1965, est souvent cité pour sa vision troublante du mariage. En quoi a-t-il été si radical pour l’époque ?

Dr. Marguerite Lachaise : Le Bonheur est un film absolument fascinant, et radical, précisément parce qu’il ne s’inscrit pas dans la critique frontale attendue. Varda nous présente un couple, François et Thérèse, avec leurs deux enfants, vivant une idylle bucolique, sous un soleil éclatant, avec une musique de Mozart en fond sonore. Tout y est harmonieux, coloré, presque idyllique. Et c’est là que réside la subversion. François, épanoui dans son mariage, tombe amoureux d’une autre femme, Émilie, et décide de vivre ces deux amours en parallèle, sans que cela ne semble remettre en question son “bonheur”. Quand Thérèse découvre cette liaison et se suicide, François ne tarde pas à la remplacer par Émilie, qui prend sa place auprès des enfants, dans la même maison, reprenant la même vie “heureuse”. Ce qui est fascinant, c’est que Varda ne juge pas explicitement, mais elle dépeint une vision du bonheur masculin qui est entièrement égocentrique, fondée sur la substituabilité des femmes. Le film, sous ses atours esthétiques enchanteurs, est une critique acerbe de l’égoïsme masculin et de la superficialité d’une certaine conception bourgeoise du bonheur, où la femme est un élément interchangeable du tableau. C’était une gifle à l’idéal romantique de l’époque, et une mise en lumière de la fragilité de la place de la femme dans ce schéma. C’était une illustration précoce et puissante de la crise conjugale qui allait marquer le cinéma français dans les décennies suivantes, comme le montre notre analyse de la crise conjugale au cinéma français.


Camille Verdier : Quel a été l’impact durable de Varda sur la manière dont les réalisatrices françaises ont ensuite abordé l’institution du mariage ?

Dr. Marguerite Lachaise : L’impact d’Agnès Varda a été colossal, bien au-delà de Le Bonheur. Elle a ouvert une brèche, montrant qu’il était possible de déconstruire les mythes du mariage avec une intelligence et une originalité formelle rares. Ce qui est fascinant, c’est qu’elle a prouvé que la critique pouvait être insidieuse, non pas par le drame flamboyant, mais par l’observation minutieuse des failles sous la surface lisse. Elle a montré qu’un film pouvait être à la fois poétique et politiquement engagé. Son approche, souvent à la lisière du documentaire même dans ses fictions, a encouragé d’autres réalisatrices à adopter un regard plus réaliste, plus nuancé, sur la vie conjugale. Elle a légitimé l’exploration des zones d’ombre, des silences, des aspirations inassouvies. Des cinéastes comme Nicole Garcia ou Tonie Marshall, bien que dans des styles très différents, ont hérité de cette liberté de ton et de cette acuité psychologique pour sonder les complexités des relations de couple, des trahisons, des réconciliations, et des dynamiques de pouvoir inhérentes au mariage. Varda a établi que le cinéma féminin pouvait être à la fois profondément personnel et universellement pertinent dans sa remise en question des normes.


Catherine Breillat et les rapports de pouvoir dans le couple

Camille Verdier : Passons à Catherine Breillat, dont l’œuvre est souvent perçue comme provocatrice. Comment utilise-t-elle le mariage pour explorer les thèmes du désir féminin, de la sexualité et des rapports de pouvoir ?

Dr. Marguerite Lachaise : Catherine Breillat est une figure singulière et essentielle dans cette cartographie. Elle aborde le mariage non pas comme un cadre romantique, mais comme un terrain de jeu où se confrontent brutalement les désirs, les frustrations et les rapports de pouvoir. Ce qui est fascinant, c’est qu’elle dépeint souvent des unions où la sexualité est au cœur des dynamiques, mais rarement de manière épanouissante ou égalitaire. Dans des films comme Romance (1999) ou À ma sœur ! (2001), elle explore la sexualité féminine avec une crudité et une audace rares, montrant comment le mariage peut devenir une arène de soumission ou, au contraire, un lieu de rébellion. Ses personnages féminins, souvent en quête d’une identité sexuelle propre, se heurtent aux attentes masculines et aux conventions sociales. Elle met en scène la violence, qu’elle soit physique, psychologique ou symbolique, qui peut se cacher derrière la façade du mariage. Si l’on regarde le plan de plus près, Breillat ne cherche pas à embellir ou à moraliser ; elle expose la chair, la psyché, les pulsions brutes qui animent les corps et les esprits au sein du couple. Elle interroge la définition même de l’amour et de l’intimité, souvent en les confrontant à la trivialité du quotidien et à la dureté des réalités sexuelles. Son cinéma est une exploration sans concession des tabous, et le mariage est pour elle un prisme idéal pour révéler ces aspects les plus sombres et complexes de l’humain. C’est une démarche qui, d’une certaine façon, fait écho aux rôles audacieux que des actrices comme Emmanuelle Seigner ont pu incarner dans des rôles de femme mariée, où la sexualité et le pouvoir sont souvent inextricablement liés.

Réalisatrice française sur un plateau de tournage, ambiance intime et cinéphile


Camille Verdier : La réception de ses films est souvent polarisée. Comment son approche a-t-elle contribué à faire avancer le débat sur la représentation du mariage et de la sexualité féminine au cinéma ?

Dr. Marguerite Lachaise : La réception des films de Catherine Breillat a été, et reste, très polarisée, c’est un fait indéniable. Elle a souvent été accusée de provocation gratuite ou d’obscénité. Cependant, il faut nuancer ces critiques. Ce qui est fascinant, c’est que, malgré ou grâce à cette controverse, elle a indéniablement fait avancer le débat. Elle a forcé le public et la critique à regarder en face des réalités de la sexualité féminine qui étaient jusqu’alors taboues ou édulcorées au cinéma. Elle a montré le désir féminin non pas comme une simple réponse au désir masculin, mais comme une entité complexe, autonome, parfois dérangeante, avec ses propres logiques et ses propres violences. Ses films ont mis en lumière l’hypocrisie de la société vis-à-vis de la sexualité des femmes, en particulier dans le cadre conjugal. En refusant de glorifier le mariage ou de le cantonner à une image romantique, elle a ouvert la voie à une exploration plus honnête et plus crue des dynamiques de pouvoir, des frustrations et des quêtes d’identité sexuelle au sein de l’union. Elle a contribué à déconstruire l’idée que le mariage est nécessairement un lieu d’épanouissement sexuel mutuel, et a mis en évidence les déséquilibres et les luttes qui peuvent s’y jouer. Son œuvre, bien que parfois difficile, est un jalon majeur dans la libération de la parole et de l’image concernant le corps et le désir des femmes au cinéma.


Céline Sciamma et le mariage comme empêchement de l’amour

Camille Verdier : En nous rapprochant de l’époque contemporaine, comment des réalisatrices comme Céline Sciamma, avec des films tels que Portrait de la jeune fille en feu, revisitent-elles la notion de mariage, parfois en le présentant comme un empêchement à l’amour véritable ?

Dr. Marguerite Lachaise : Céline Sciamma incarne une nouvelle ère dans l’exploration du mariage et de l’amour. Ce qui est fascinant, c’est qu’elle ne s’attache pas toujours à filmer le mariage en tant que tel, mais plutôt les forces qui s’y opposent ou les amours qui ne peuvent pas s’y épanouir. Dans Portrait de la jeune fille en feu (2019), le mariage est la toile de fond inéluctable, une contrainte sociale et économique qui pèse sur l’héroïne, Héloïse. Son union arrangée avec un homme milanais est le destin qui l’attend, et c’est précisément cet empêchement qui rend son histoire d’amour avec Marianne si poignante et si tragique. Le mariage n’est pas une célébration de l’amour, mais une transaction, une assignation à un rôle, qui nie l’individualité et la liberté de choix. Si l’on regarde le plan de plus près, Sciamma met en scène la beauté et la puissance d’un amour qui se construit en marge, dans l’éphémère, un amour qui défie les conventions et les attentes sociales. Elle montre comment l’institution conjugale, avec ses impératifs de lignée, de fortune et de statut, peut étouffer les sentiments authentiques et les désirs profonds. C’est une critique du mariage non pas par la confrontation directe, mais par la célébration d’une alternative, d’une forme d’amour plus pure et plus libre, même si elle est condamnée par les circonstances de l’époque. Elle souligne que le véritable amour peut exister hors des cadres institutionnels, voire en opposition à eux.

Portrait de jeune mariée filmée en gros plan, lumière naturelle, cinéma d'auteur français


Camille Verdier : Le travail de Sciamma et d’autres réalisatrices contemporaines suggère-t-il une redéfinition du couple ou de l’amour, où le mariage n’est plus un passage obligé, voire devient obsolète ?

Dr. Marguerite Lachaise : Absolument. Le travail de Céline Sciamma, et celui de nombreuses autres réalisatrices contemporaines comme Alice Diop ou Mia Hansen-Løve, suggère en effet une redéfinition profonde du couple et de l’amour, où le mariage est de moins en moins perçu comme un passage obligé ou la seule forme légitime d’union. Ce qui est fascinant, c’est que ces cinéastes explorent des relations qui se construisent sur des bases différentes : l’amitié profonde, la sororité, les amours queer, les familles recomposées ou choisies, les unions libres. Le focus se déplace de l’institution à l’individu, à la quête d’autonomie et d’épanouissement personnel. Le mariage, quand il est présent, est souvent examiné sous l’angle de ses contraintes ou de ses échecs, plutôt que de son idéal. Il faut nuancer, car il n’y a pas une volonté unanime de “déclarer obsolète” le mariage, mais plutôt de le décentrer, de montrer qu’il n’est qu’une option parmi d’autres, et pas nécessairement la plus pertinente pour tous. Ces films célèbrent la diversité des formes d’amour et de relations humaines, ouvrant la voie à une vision plus inclusive et moins normative de ce que peut être une vie épanouie, avec ou sans bague au doigt. C’est une démarche qui s’inscrit dans la continuité d’une réflexion plus large sur le cinéma français et ses représentations des unions, comme le montre l’ analyse complète du film Ils se marièrent, qui, bien que réalisé par Rohmer, offre une perspective différente sur les dynamiques conjugales.


Camille Verdier : Si vous deviez résumer en une phrase l’apport essentiel des réalisatrices françaises à la représentation cinématographique du mariage, quelle serait-elle ?

Dr. Marguerite Lachaise : Leur apport essentiel est d’avoir transformé le mariage, de sa façade idéalisée, en un miroir critique des rapports de genre, des désirs féminins inassouvis et des quêtes d’autonomie, révélant la complexité et souvent la violence sous-jacente de l’institution.


Cinq questions rapides — vrai ou faux

Camille Verdier : Pour clore notre échange, quelques questions rapides, vrai ou faux.

Vrai ou faux : Les réalisatrices françaises sont les premières à avoir critiqué le mariage au cinéma ? Dr. Marguerite Lachaise : Faux. Des réalisateurs comme Jean Renoir ou Claude Autant-Lara ont aussi porté un regard critique. Cependant, les réalisatrices ont introduit une dimension spécifiquement féminine, intime et souvent plus radicale dans cette critique, explorant les enjeux de genre en profondeur.

Vrai ou faux : Le “female gaze” se caractérise toujours par l’absence de scènes de sexe ? Dr. Marguerite Lachaise : Faux. Le “female gaze” ne signifie pas l’absence de sexe, mais une approche différente de la représentation de l’intimité, axée sur la subjectivité féminine, le ressenti, et souvent moins sur l’objectivation ou la performance. Catherine Breillat en est un contre-exemple frappant.

Vrai ou faux : Les réalisatrices françaises ont majoritairement dépeint le mariage comme une institution oppressive ? Dr. Marguerite Lachaise : Vrai, dans une large mesure. Bien qu’il y ait des nuances, une tendance forte est de questionner, voire de critiquer, les aspects contraignants et aliénants du mariage pour les femmes. La célébration pure et simple est plus rare.

Vrai ou faux : L’émancipation de la femme au cinéma français est toujours liée à une rupture conjugale ? Dr. Marguerite Lachaise : Faux. L’émancipation peut aussi se manifester par une redéfinition du couple, l’affirmation de soi au sein de l’union, ou la recherche d’autres formes de relations et de solidarités féminines, sans nécessairement passer par une rupture.

Vrai ou faux : Le cinéma français d’aujourd’hui est plus optimiste quant au mariage que celui d’il y a 50 ans ? Dr. Marguerite Lachaise : Faux. Il est peut-être plus nuancé et explore davantage la diversité des unions, mais l’optimisme béat a largement cédé la place à une analyse lucide des défis et des complexités du couple, marié ou non.


Conseils pour redécouvrir ces films

Dr. Marguerite Lachaise : Pour celles et ceux qui souhaitent plonger plus profondément dans cette filmographie riche et essentielle, voici quelques conseils :

  1. Regardez au-delà de la surface : Ne vous arrêtez pas aux premières impressions. Les films d’Agnès Varda, par exemple, peuvent paraître légers ou esthétiquement plaisants, mais ils cachent souvent une critique sociale et psychologique très fine. Prenez le temps d’analyser les détails, les couleurs, les dialogues, les silences. Ces œuvres sont des couches de sens qui se révèlent à la relecture.
  2. Privilégiez les rétrospectives ou les cycles thématiques : De nombreuses cinémathèques ou plateformes de streaming proposent des rétrospectives dédiées aux réalisatrices françaises. C’est le meilleur moyen d’appréhender la cohérence et l’évolution de leur œuvre sur le mariage et le couple. Par exemple, des événements culturels peuvent être organisés dans les lieux patrimoniaux parisiens dédiés au mariage, offrant un cadre unique pour ces découvertes.
  3. Lisez les analyses critiques : Pour apprécier pleinement la profondeur de ces films, n’hésitez pas à consulter des ouvrages critiques ou des articles spécialisés. Ils vous apporteront un éclairage précieux sur le contexte de production, les intentions des réalisatrices et les débats qu’ils ont suscités. Comprendre le “pourquoi” derrière les choix artistiques enrichit considérablement l’expérience de visionnage. Et pour ceux qui s’intéressent aux coulisses de ces films, il est fascinant de voir comment certains moments de vie sont capturés avec une telle justesse, un peu comme un photographe spécialisé en mariage cherche à immortaliser l’essence d’une union.

Nous remercions chaleureusement le Dr. Marguerite Lachaise pour cet éclairage passionnant sur le regard unique des réalisatrices françaises sur le mariage. Son expertise nous invite à revoir ces œuvres avec une nouvelle perspective, en appréciant la richesse de leur critique sociale et leur contribution inestimable à la compréhension des dynamiques conjugales et de la place des femmes. Une exploration qui s’inscrit dans la continuité d’une histoire riche, que l’on retrouve aussi bien dans les lieux patrimoniaux parisiens que dans l’art de la photographie de mariage.